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jeudi, décembre 8, 2022
On Djoss

Diallo et mamy wata (Famla) : Kefer nous a permis de découvrir des talents cachés en nous!

Mamy wata et Diallo, deux charmantes meuf du groupe Famla (groupe constitué de Kefer leader et manager, Mamy Wata et Diallo), de passage à Yaoundé (elles viennent de Douala), ont bien voulu nous parler de leur vision du hip hop du bled.


Kamerhiphop.com : parlez moi de votre posee ?
Notre posee s’appel Famla. Il est constitué de kefer qui est le chef de groupe, Mamy wata et moi (Diallo). J’ai rencontré mamy wata au kamerap, un concert hip hop à Douala. Elle ne faisait que du rap et moi du RNB. Il y’a eu un coup de foudre entre elle est moi musicalement parlant (Diallo). Une idylle artistique était née entre nous (Mamy wata).
C’est en 2002 que nous avons commencé à nous fréquenter chez kefer et le seigneur nous a rapproché. Nous avons fait Dream coca cola ensemble. Nous avons aussi fait parti du label zion pupil, syndicat qui réunissait les MC’S de Douala.


Vous vous débrouillez comment dans ce mouvement dit de mecs ?
Nous travaillons avec kefer qui est quelqu’un qui fait bien dans le milieu. Nous n’avons pas peur d’eux. Entre nous, il y’a un respect mutuel.


Parlez moi de vos débuts ?
(Diallo) j’ai été épaulé par Mister B du groupe holokost à qui je dis un gros big up. Il était impressionné par mon courage. Je montais sur scène avec des hommes. Je n’avais pas de complexe. Tu imagines pour une fillette de 13 ans ce que ça représente ?
(Mamy wata) moi je n’ai pas eu la chance d’être épaulé. Je faisais du rap dans ma chambre pour fuir la solitude. A l’école, on m’appelait Foxy Adama. Certains rappeurs m’ont proposé de rejoindre leur groupe, mais ça ne me branchait pas. Je n’avais pas trouvé ce que je cherchais.


Qu’est ce que ça vous fait qu’on parle de Danielle, lady B, Fee minin ou encore de vegan’s et pas assez de Mamy wata et Diallo ?
Le moment n’est pas encore venu. A Douala, nous ne passons pas inaperçu. Nous faisons moins de scènes. Notre objectif, c’est de conquérir le bled entier et le public de Yaoundé en particulier. En ce moment, nous sommes trop occupés par notre album.


Justement, parlez de cet album ?
C’est un album de 8 titres. Il s’intitule « Monsieur le Politicard ». un album 100 % falma, pas de featurings. Les musiques ont été faite par Shareem du coté de Bepanda. Nous l’aimons beaucoup.


C’est quoi votre style ?
Maintenant Nous faisons du reggae soul. Kefer nous a permis de découvrir des talents cachés en nous.


Comment s’est passée votre collaboration avec Sultan Oshimihn ?
Nous travaillons avec le label Red Zone, le label qui a produit sultan.
Nous avons des projets avec Djess.


Y’a-t-il une différence entre la scène hip hop de Douala et la scène de Yaoundé ?
Il y’a une très grande différence. Avec le peu de scène à Yaoundé, c’est bien fait. Les gens sont soudés. A Douala, il y’a des grandes scènes, mais c’est trop de désordre. Il y’a beaucoup de hiphoppeurs à Douala, mais très peu font bien. Il y’a des ouvertures à Douala et le public est hip hop. Trop de fetard, ils aiment du rap pur, pas trop Mboa.


Quelles relations entretenez vous avec d’autres hiphoppeuses du Mboa ?
Lady k, une rappeuse qui est dans l’ombre mais que nous aimons bien. Avec les autres, tout se limite dans le cadre professionnel.


Est-ce qu’il y’a des critiques que Mamy wata et Diallo ont peur d’entendre ?
Nous n’avons pas peur des critiques. Ça fait grandir l’artiste. Nous n’avons pas honte de notre vestimentaire. Nous trouvons nos fringues originales. Nous sommes roots.


Qu’est ce que vous venez faire à Yaoundé ?
Nous venons changer un peu d’air. Nous profitons pour voir des amis. Nous sommes là pour 4 à 5 jours.


Pensez vous que des jolies meufs que vous etes peuvent se contenter de faire de la zik et vivre de cet art ?
Nous faisons la musique d’abord par amour. C’est difficile de vivre de cet art. Nous sommes encore sur les bancs, c’est te dire que nous comptons faire autres choses en plus de la musique.



Est facile de concilier musique et étude ?
Lorsqu’on est organisé, c’est pas difficile. Il suffit d’avoir un bon emploi du temps et le reste vient tout naturellement.


Le kamer a atteint le point d’achèvement, qu’est ce que vous artistes pouvez vous attendre de l’allégement de cette dette ?
Pour nous, c’est des banalités. Nous artistes hip hop, nous devrions nous prendre en charge. L’état ne fera pas grand-chose pour nous. Un coup de chapeau au site kamerhiphop.com


Considérez vous comme des stars ?
Pas encore. Les gens nous considèrent comme des stars. Nous disons à tous les hiphoppeurs du Mboa de ne pas se prendre la tête. Arrêtez de niquer les autres, même si vous etes plus fort qu’eux.


Comment trouvez vous le niveau du hip hop du bled ?
Le hip hop avance. Il est vrai que beaucoup reste à faire, mais on se rapproche de l’appréciable.


Votre mot de fin ?
A toutes les filles qui veulent se lancer dans le hip hop, je leur demande de s’imposer comme moi je l’ai fait (Mamy wata). Ne baissez pas les bras. Il faut beaucoup travailler et il faut avoir du charisme.
Aux jeunes rappeurs, évitez le vagabondage sexuel (diallo).

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