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dimanche, février 5, 2023
On Djoss

Negrissim’ : « Le hip hop kamer est trés méconnue à l’étranger… »

Sadrak, Evindi et Sundjah nous parlent de la genese de leur groupe (Negrissim’), de leur album (la vallée du roi), de leur separation avec Boudor…


www.kamerhiphop.com: bonjour Negrissim’, merci de répondre aux questions de kamerhiphop.com
Sadrak: Merci à vous de mettre le Hiphop Kamer en vitrine et de vous intéresser à notre travail.


Parlez-moi de la naissance du Negrissim’
Negrissim’ est né vers la fin de l’année 94 à Yaoundé. C’était l’époque des freestyles sur l’émission de vacance de Nadine Patricia Meungué, des rencontres au studio de Krotal, des fêtes et des débats avec Etaadurjaanss, OAN etc…
Notre premier morceau produit par le regretté Wiise O’clock s’intitulait « Nez dans le rythme« …Y’avait Momo, les gars de Malekum-Fu, Miles à Douala et bien sûr Sundjah, Evindi, moi-même sadraK et des copines du mouvement. On était frais, on était beaux.


Groupe phare des années 90, qu’est ce qui vous a poussé à quitter le bled ?
Les horizons étaient de plus en plus étriqués au Cameroun. Les moyens infimes. Et la censure était forte. On s’est retrouvés avec des micros  coupés lors de notre tout dernier concert au palais des congrès de Yaoundé…
Nous avions une ambition panafricaine. Fallait Partir vers des terres plus fertiles, trouver la liberté, des sous, plus de vie


Aujourd’hui ça se passe comment pour vous au Sénégal ?
Sadrack :
Evindi et Sundjah résident depuis quelque temps en Europe. Moi je suis encore à Dakar quand je ne suis pas avec eux de l’autre côté. On a fait un concert mémorable à notre arrivée au Sénégal. Le public et  la presse ont aimé notre hiphop des pistes de brousse. On a le respect des artistes Hiphop qui comptent ici. Raison pour laquelle certains d’entre eux sont venus jouer aux  soirées slam – HipHop que j’organisais  encore récemment.
On a beaucoup appris du people sénégalais jusque là. Ça va bien. Alhamdoulilah !!!


La vallée des rois votre album est sorti il y’a quelques temps, en quelques mots parlez moi de cet opus ?
Sadrack : C’est un album de vingt titres. Du bon Hiphop autoproduit. Nous en sommes fiers. Il rend compte des sentiments et des émotions vécus pendant notre grande aventure de Yaoundé à Dakar. Inch’Allah nous allons remixer certains titres pour sa sortie prochaine à la fnac. Pour le moment il s’est  vendu dans les rues ici et là…On y retrouve des titres comme “ le blues du pygmée “, Feu, “Hooyayahéééé”, “yohiyo”, “ On est ensemble hein!?” “ chaque année,  “My people “ dont le clip est classé numéro 5 au Hit Trace Afrique à l’heure où je vous réponds. Encourageant !


Un constat, vous avez fait la promo de l’album sur des chaines internationales (RFI, Africa N°1…), pas sur les médias du bled. Pourquoi ce choix ?
Evindi: Je tiens à rapeler qu’en fevrier 2008 je (Evindi) suis venu à Yaounde, et j’ai fait quelques interventions radio et télé pour annoncer la sotie de l’album « La vallée des Rois » et donner des nouvelles du groupe Negrissim, c’était juste un passage éclaire, mais là nous avons l’intention de revenir faire plus de promo au bled.


Du Sénégal ou vous vivez, quel regard avez-vous du hip hop kamer ?
Sadrak:
Ce qu’il faut savoir c’est que le hip hop kamer est trés méconnue à l’étranger. Pour nous un des moyen pour rester connecté avec ce qui se passsait au pays était de consulter votre site, et on a pu constater que les choses avaient évoluées, que y’avaient de nouvelles star du rap et plus en plus de clip vidéo, ca fait plaisir de savoir que les choses avancent, et que les gardiens du temple hip hop sont toujours là…


A quand un spectacle du Negrissim’ au bled ?
Dés que possible, on est ouvert à toutes les propositions qui nous seront faites.        


Le retour au bled est il d’actualité ?
Le retour au bled à toujours été d’actualité, partout ou on passe aujourd’hui on représente fiérement le kamer. Si on est parti un jour c’est pour mieux revenir. Nous sommes impatient de montrer au camerounais l’expérience musicale que nous avons pu acquérir tout au long de ces années.


C’est quoi votre actualité ? La promo de votre album ? Des spectacles ?
Sundjah: Nous avons vendu environ 2000 exemplaires de la premiére version de « La vallée des Rois », ce qu’il est score honorable aujourd’hui pour les groupes qui évoluent en indépendant et avec des moyens de communications limités, ce que l’on souhaite maintenant c’est de ressortir un version remixée et remasterisé de cet album qui est trés important pour nous parce qu’il relate notre histoire et tout ce que notre voyage en Afrique de l’ouest nous a apporter, il y’a d’ailleurs musicalement beaucoup d’influences maliennes dans cet album, nous allons donc nous focaliser d’avantage sur la promotion de cet opus. Nous sommes egalement en ce moment en entrain d’étudier un nouveau contrat de production avec une nouvelle équipe pour un nouvel album sur lequel nous sommes déja entrain de travailler, vous en saurez plus trés bientôt…


Contacts utiles ?
negsounds@yahoo.fr, www.facebook.com/negrissim la famille, www.myspace.com/negrissim


Will meka aka Le seigneur de la guerre : + 33(0) 662 32 79 67


Maxime   chevillotte aka nomad wizard : + 33(0) 660 15 56 82


Un dernier mot ?
On espère vraiment au plus tôt venir faire une série de show a pays ,très prochainement et aussi dans tous les pays d’Afrique qu’on a traversés si Dieu veut …, et voilà on vous remercie pour votre  intérêt, et le boulot que vous faites .
 


Questions bonus
Parlez moi de la genèse du hip hop kamer, qui est arrivé avant qui, qui a fait quoi ?
Bon si tu veux la genèse pour nous,  principalement à Yaoundé  c’est « Rap Show » , c’est les sélections à « ampoule rouge »c’est Etaadurjanss ,polo, protector, Quincy bad, bob dance, assan la fumeé et Valsero, section extrême, Omar cvm c’était les freestyles à la radio sur « vibration », Billy et black bien avant Malekum Fu, c’était Arrestation,  c’est Christian Nguini qui avait un studio de bikutsi  vers le marché Mvogbi, ou on essayait malgré tout de faire nos maquettes, c’était Sultan, Check V (paix à son âme), «  African Logik » c’était trop fort !!!  Beaucoup de soirées mythiques ont eu lieu dans cet espace. On marchait de Ngousso jusqu’à la maison de la radio parce qu’on tripait déjà sur les sons qu’on ferait aujourd’hui. Aujourd’hui la plupart de ces artistes existent encore, beaucoup sont  partis, d’autres travaillent dans l’ombre, et très peu font encore l’actualité.


Dans Ces années 90, il y’avait pas mal de mouvement (Sunday rap, nuit du rap, soirée Mbitakola…) quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ?
Bon franchement les « nuits du Rap » pour moi  c’était vraiment chaud, y’avait un super bon public gars go, blancs, noirs, jaunes … et les artistes avaient le niveau   pour la plupart.


Boudor a déclaré sur notre site je le cite « je ne suis plus membre du Negrissim’ » confirmez vous cela ? Qu’est ce qui est à l’origine de cette séparation ?
Oui… Boudor a toute à  fait  raison quand il dit ne plus être membre du groupe, Bah comme ça arrive parfois dans certains groupes, avec le temps on a eu pas mal  de divergences artistiques, et comme il est fondamental  pour un artiste de s’exprimer selon son aspiration, il était préférable que chacun poursuive son parcours.


-Mix tape  (octobre 1999)
-Appelle ta grand-mère (juillet 2000)
-La vallée des rois (février 2009 )
Négrissim soundz (Sadrak ,Evindi ,Sundjah) Novembre 2009

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