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vendredi, décembre 2, 2022
On Djoss

Sat B : « Les choses vont changer… »

Le talent n’a pas de frontières et le temps de l’éclosion encore moins, me répondra quelqu’un. La rime fuse comme une gâchette dans un film, les riddim’ qui pleuvent de partout. C’est une star qui a pris forme chez cet artiste plurivalent. Son nom : Sat B ; son univers musical : Rap et Reggae/Dancehall. Derrière ce jeune, le quart de siècle résonnant, une pléiade de stars pour lui dérouler le tapis rouge pour son entrée en matière. Il opte pour un concert de présentation ce vendredi 28 Juin 2013 à la Case des Arts sis à Essos, face Lycée Bilingue de Yaoundé. Sat B nous livre ses impressions et présente brièvement son projet artistique avant son concert.


Tu nous feras un concert de présentation ce vendredi, 28 Juin 2013, pourquoi cette déclinaison ou du moins ce concept novateur ?
C’est en fait un concert que j’organise dans le but de me présenter à la scène et au public Hip Hop du Cameroun. Là, je vais commencer par Yaoundé et certainement il y’aura des prestations que je ferai  dans les autres villes. C’est un concert où j’ai autour de moi de grands talents de la scène Hip Hop du Cameroun qui seront présents pour m’accompagner dans le projet, notamment Tonton Boudor, Palesto, Izmo, Zasta et Prosby. Je me suis dit que le concert de présentation c’est une façon de se présenter de manière physique et factuelle à tous les acteurs que j’aurai à côtoyer à l’avenir. De manière basique, le concert est un moment de partage, de communion avec le public. J’ai trouvé un peu vulgaire le fait de sortir un album. C’est dans cet élan de vouloir m’identifier que j’ai voulu dire que, tiens voilà, il y’a un artiste qui s’appelle Sat B qui existe.


Parles-nous de tes débuts dans le milieu Hip Hop Camerounais Sat B ?
J’ai commencé à écrire des chansons de Rap en 2007 mais après il y’a eu une petite rupture où j’ai pratiquement baissé les bras pendant deux ans et j’ai repris en 2009. J’ai vraiment commencé à participer à des événements, des concerts mais c’était épisodique parce qu’à Yaoundé on n’organise pas beaucoup d’événements Hip Hop. Je me suis donc mis en retrait pour voir comment font les autres pour avoir ma marque à moi. C’était des débuts difficile parce qu’on disait si on ne t’a pas programmé, tu ne peux pas passer ou des trucs genre ton CD est gratté (rires). C’est vrai que maintenant, je ne suis pas réellement connu mais je pense que d’ici à vendredi, les choses vont changer. J’ai derrière moi un public déjà nombreux. La vente des tickets est déjà assez avancée. Donc, vendredi je dirai à tous ceux qui s’intéressent au Hip Hop de venir découvrir la particularité de l’artiste Sat B que je suis.


Ton opinion sur le Hip Hop au Kamer ?
Je dirai que le Hip Hop est en pleine évolution, malgré quelques difficultés que les acteurs et les promoteurs rencontrent. Le Hip Hop ici va encore vers sa maturité. Le hip Hop est une musique qui intéresse généralement les jeunes mais le paradoxe c’est qu’au Cameroun, très peu de jeunes s’intéressent à cette culture, cela veut dire qu’il y’a un problème au niveau de l’organisation des acteurs qui ont des difficultés à s’unir. Il y’a ce sectarisme là ! Il y’a également des guerres de clan… Outre cela, il y’a également les annonceurs qui sont un peu rétissants pour le soutien, à cause des promoteurs véreux. Ce qui a participé à ternir l’image des acteurs et du Hip Hop en général. C’est la conséquence de l’état précaire dans le quel se trouve le Hip Hop actuellement. Mais on garde espoir car on se dit qu’il y’a des jeunes qui arrivent avec de nombreux projets et qui ont des ambitions et peuvent se mettre ensemble pour que les choses aillent mieux car quand on parle de jeunesse, on parle de dynamisme, de créativité, d’innovations, de positivité aussi. Nous avons cette chance de pouvoir rassembler tous les jeunes du Cameroun grâce à la scène Hip Hop et peu importe la musique urbaine aujourd’hui. Donc, il est possible de se réunir lorsqu’il y’a le concert d’un rappeur ou d’un artiste de coupé-décalé, que l’autre rappeur ou l’autre artiste se ramène et il aura la possibilité de voir celui qui fait bien. Même en boite de nuit, je me dis que c’est une stratégie pour promouvoir le Hip Hop. Faire passer le Hip Hop partout, c’est aussi ça qui va faire que le Hip Hop prenne de l’ampleur comme au Gabon par exemple…


Penses-tu que tu es un personnage charismatique puisque tu réussis à réunir derrière toi, tes aînés et un public déjà nombreux, même sur Facebook !?
(Rires) Je n’irai pas jusque-là, si j’ai réussi à réunir ces grands noms … la nouvelle a fait le tour des studios qu’il y’a un petit frère là qui fait bien, comme on dit au quartier. Tous ces grands noms avant de figurer sur l’affiche, ils ont demandé à savoir si le petit frère promet. Ce qui est sûr est que la réponse a été positive. En ce qui concerne le public, tout dépend de la stratégie marketing qui a été déployé autour de l’événement pour la distribution des tickets. Nous avons fait une stratégie de communication bien élaborée. Mais aussi la communication virale (le bouche à oreille, Ndlr). Il y’a des stratégies qui ont été mises sur pied dans le court, le moyen et le long terme. Donc je me dis que je rassemblerai des gens grâce à cela.


L’emploi de temps de Sat B doit être super chargé du moment où entre les studios et la formation professionnelle que tu suis, cela ne doit pas être facile ?
Pour le moment, j’ai un emploi du temps assez souple. La formation en Master que je suis à l’ESSTIC (Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication, Ndlr) me permet de vaquer à d’autres occupations en journée. Généralement, les spectacles au Cameroun c’est en soirée donc ça me laisse du temps… c’est vrai aussi que ce n’est toujours évident lorsque tu as un rendez-vous professionnelle avec un artiste mais on gère…


On te souhaite bonne chance pour ce vendredi 28 Juin 2013, pour ton entrée en scène.
Merci à CulturEbene et que le Hip Hop Kamer et le Reggae/Dancehall aillent de l’avant. Big Up à tous !


So, let us keeping up with Sat B.

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