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dimanche, novembre 27, 2022
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Sultan Oshimihn : Sultan Oshimihn : The birth of fire

Voici « The birth of fire », un album reggae qui signe la naissance d’une flamme musicale appelée à briller et à ne point s’éteindre. C’est du Reggae Conscious Lyrics c’est à dire avec des paroles dont le message a pour but d’éveiller la conscience des auditeurs sur des sujets sérieux. C’est l’envol d’un chanteur qui fait ses preuves au sein du mythique Zomloa Famillia et aujourd’hui passe du statut d’artiste en devenir à celui d’étoile du  reggae camer. Sultan oshimihn,  puisqu’il s’agit de lui, signe avec The birth of fire son 1er  album, réalisé avec doigté par DJ Str’s. Il est produit par Red zone, le label de son compagnon de route Bobby Shaman (il a aussi été membre de Zomloa Famillia).


Constituer de 17 titres, « The Birth Of Fire », fait parti des albums camerounais les mieux travaillés avec un son de qualité, les thèmes des chansons bien pensés et engagés. Sultan Oshimihn fougueux sur cet album joue les trublions et  n’y va pas par le dos de la cuillère pour exprimer toute sa rage contre le système et les dirigeants d’un «  pays où le pouvoir finance l’opposition, où les contestataires ont eux-mêmes peur de la contestation et où les journalistes sont presque les seuls à lire leurs propres publications ». Et contre tout cela Oshimihn s’insurge. Reggae-man rappeur la trentaine sonné, il est un protestataire dont l’album est aussi une diatribe contre « des chanteurs à gage qui inondent les radios d’hymnes pro-RDPC, du Bikutsi mécanique qui plombe les ondes à longueur de journée et du Makossa industriel qui vous poursuit jusqu’au fond des sous-quartiers ». Avec cet album, le mélomane est confronté à la réalité d’un Cameroun à la dérive avec une jeunesse qui étouffe devant un système qui oppresse, le pouvoir d’achat faible, le mal-être social chaque jour croissant. C’est le ras le bol d’un soldat soucieux du bien être de ses semblables et qui reconnaît que pour changer les choses il faut d’abord changer les mentalités.


Engager, Sultan oshimihn n’hésite pas à parler crûment de certaines réalités comme du système éducatif qu’il juge dépassé et inadapté sur le titre « Quelle école » véritable donner à penser en direction de ceux là qui ont en charge la formation des jeunes camerounais. Rastafarien inspiré par la doctrine de king SELASSIE I, Oshimin a voulu rester pur même dans les clips extraits de l’album. Pas besoin des « berlines sur gonflées et les bimbo de location ». Les clips sont des pures merveilles et n’ont rien à envier en terme de qualité aux clips occidentaux. 


Le label Red Zone a tout misé sur cet artiste qui le leur rend bien car aujourd’hui il a le vent en poupe preuve que son talent s’est bonifié avec le temps et il est depuis lors très sollicité par les organisateurs de spectacle qui sont conscient de son aura auprès du public jeune.
« The Birth Of Fire », c’est 17 plages toutes aussi enflammées, engagées et excellentes les que les autres ; mais c’est surtout 17 bonnes raison d’écouter du reggae conscient made in Cameroon.


« The Birth Of Fire », Sultan Oshimihn, Red Zone, 2006

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