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samedi, décembre 3, 2022
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Terror : Terror chante « Black Alice »

Le rappeur camerounais vient de commettre son premier opus dans le marché discographique.
Il n’est pas la terreur incarnée. Mais il a choisi comme label artiste Terror. Terror, c’est l’auteur d’un album 100% rap, hip hop dont Black Alice, titre de cette galette, est le fruit de 13 années de dur labeur et de featuring avec la crème de rappeurs Camerounais à la notoriété établie. Samedi, 21 mars 2009 la star qu’accompagnait Hervé Tueguem, promoteur culturel, a présenté officiellement sa trouvaille au complexe Belavie Akwa devant un aréopage de journalistes culturels tirés sur le volet. Un concert s’en est suivi, histoire de partager le bonheur de la star avec ses fans venus en grand nombre à ce rendez-vous.


Black Alice, riche de 14 titres avec 2 bonus track, a été travaillé selon l’auteur depuis 2002 et ambitionne de bousculer tout dans l’univers « rappologique » camerounais. Sans surprise, Terror l’a baptisé « album officiel de la révolution« . Est-ce pour cette raison que son visage ne figure pas sur la pochette ? Que non ! Terror justifie cette option par sa volonté de faire découvrir l’homme par son travail. Un travail dont le ressort thématique porte entre autres sur un message d’espoir, notamment avec black Alice qui ne va pas sans rappeler un dessin animé télévisé appelé Alice au pays des merveilles, dans un décor psychédélique, plein de rêves. L’artiste affirme qu’à travers sa production musicale « je me suis livré. C’est toute ma vie que je chante, c’est ma joie, ce sont mes peines et douleurs que j’ai transposées en musique »


Est-ce pour cette raison qu’une certaine mélancolie transpire de son texte, lequel est hermétique par endroit ? En tout cas, Shangaï 2ième titre de l’album en est la parfaite illustration. Il met en exergue la précarité ambiante qui caractérise la vie dans notre société. La même teneur est comprise dans Double trouble dont le texte évoque les fléaux et la misère qui rongent l’Afrique. Dans la même gamme, Le Cameroun ma prison, apparaît comme un coup de semonce au régime en place. Artiste engagé, Terror fustige les pouvoirs publics qui ne parviennent pas à mettre un terme à la galère des Camerounais.


A côté de ce discours mélancolique, d’autres titres viennent insuffler de l’espoir. Tout simplement, On a un jour, Sous le soleil d’Afrique, sont des messages d’espérance qui indiquent d’après le rappeur que « la roue de l’histoire tourne ». Cicatrice, est essentiellement une phraséologie autobiographique. La star y conte son parcours, son amour et surtout ses cicatrices.


Séjour au gnouf


Dans ce registre, son séjour à la prison centrale de New Bell, pour « outrage à la pudeur » alors qu’il n’a que 17 ans lui est resté en travers de la gorge. Ce d’autant plus que « chaque jour, je voyais des gens mourir. New Bell, c’est un trou à rats. J’y suis entré ado et j’en suis sorti adulte » raconte-t-il. Selon toute vraisemblance, le biographe de Terror dont le vrai nom est Aggee Toukas Mahend, à tort ou à raison, à trouver des similitudes avec Fifty Cent, rappeur Américain ayant reçu neuf balles et ayant séjourné à plusieurs reprises au gnouf pour divers motifs. Suffisant pour que Terror soit encore appelé le « Fifty Cent Camerounais« . Une dénomination qui ne lui déplait pour autant pas.


En tout cas, Terror a tourné la page et reconnaît que sa vie est comme un film. Black Alice qui lui sert de rampe de lancement, a vu la participation d’autres talents comme Franky P, Mister B, Black Napoléon, Djess L’album est disponible chez Jps production, Music store, Camer distribution au prix de 2500 Fcfa seulement. A votre portée !

Alain Njipou, le Messager

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