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vendredi, décembre 2, 2022
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stanley : I-Fest Music Show : Une soif non étanchée

Le lancement officiel du festival internet (I-Fest) par la compagnie de téléphonie Mtn Cameroon n’a pas tenu la promesse des fleurs. Beaucoup d’insuffisances au grand concert de play-back à la place du gouvernement de Bonanjo ce 21 décembre 2013.
Souviens-toi de cette finale de la Can de football en l’an 2000.  Dans ce stade plein à craquer, Augustine « Jay-Jay » Okocha rappelle par un geste significateur, après son but égalisateur, qu’il est impossible de nous battre à domicile. Malheureusement, la fin avait décidé autrement. Depuis cette année là, j’ai attendu en vain un remake. Et quand j’ai aperçu dans la ville les affiches du I-Fest, entendu Internet Festival, je me suis écrié : Enfin ! Ma soif s’est accrue. Subitement. J’étais excité comme ce 10 février 2000. En lieu et place d’un maillot, j’ai opté pour un tee-shirt estampillé : « Je ne donne pas le lait ». Probablement pour choquer les supporters de l’équipe adverse. Sur le site tout comme sur les réseaux sociaux. Car, l’équipe managériale de la maison grande maison jaune nous a promis une connexion internet plus que fluide (dans les gradins). « C’est un festival internet que nous lançons, alors, non seulement nous allons réduire les coûts de connexion internet, mais aussi, ceux qui seront sur le site, pourront surfer gratuitement afin de parler sur les réseaux sociaux, en temps réel, de ce I-Fest », promettait un responsable lors de la conférence de presse, d’avant évent.
17h30, ce 21 décembre 2013. J’arrive à Bonanjo, le pas alerte, croyant être en retard. Normal, le « combat » était sensé débuté trente minutes plus-tôt. Première surprise, certains techniciens branchent et débranchent encore des câbles. On finalise aussi les dernières balances. Ce n’est pas grave. Je vais, comme les premiers fans arrivés un peu plus-tôt que moi, attendre. C’est aussi ça le principe d’une grande rencontre. Il faut déjà parler de cette mini-ambiance qui prévaut. Mon téléphone allumé, j’active mon wifi… Rien ! Heuch ! Je réessaie. Toujours rien. Une voix, semblable à celle qui s’adressait à la vierge Marie, me dit : « Mon petit, le routeur n’est pas encore activé. Il faut patienter ». J’ai attendu, comme l’enfant de Cirage et ce n’est jamais venu. Une promesse non-tenue. Je suis obligé d’utiliser la connexion du concurrent d’en face pour travailler. Hum… ! C’est toujours l’amour du Tweet Event comme ça ? Petit tour du propriétaire. Je découvre que le matériel affrété pour cet évènement vient du Gabon et c’est celui d’Oss Pro Event, le sonorisateur de la défunte production « Africa star » de Claudy Siar.

« Je suis artiste, je suis backeur de mes chansons »
Il est 20h15 par là. Le MC lance les hostilités. Dans son propos introductif, tout le monde note son ignorance totale sur le concept qui nous regroupe. Bon… c’est logique. Il n’a pas été briefé par les organisateurs. Puisque le mec n’est pas un savant, il s’est contenté d’introduire ses artistes tout au long de la soirée sans parler de vous. Ne vous fâchez pas surtout. Vous rectifierez le tir au prochain I-Fest music show. Je suis doublement excité cette fois ci. Vu le dispositif, je vivrai un live de qualité. Surtout que la magie des choses m’a propulsé dans le « carré VIP ». Les artistes se succèdent sur le podium. Et le play-back dicte sa loi avec The Brother, Boudor, Franko, Gasha, Killa Mell, Teety Tezano, Lady B, Da  Crew, May-D, Museba, X-Maleya, Chidinma et Stanley Enow.
De tous ces artistes, seule Lady B a osé affronter le live. Pour être interrompue par le MC quand le public savourait enfin quelque chose de différent du Cd. Et les autres alors ? Vous avez fait tout ce déplacement pour venir être des « backeurs » ? Au point d’être parfois en retard sur vos propres chansons. Triste ! Tout ce matériel pour faire du play-back. On ne juge pas un bon artiste avec les play-back. C’est avec du Live qu’on sait qui chante faux ou pas, la voix de qui a été retouchée au studio ou non… Chers organisateurs, je ne vous ai pas oublié, hein. Je salue la qualité de la sonorisation qui a été déployée. Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça. Entre-nous maintenant, où est passé le streaming promis aux camerounais de la diaspora qui sont restés éveillés jusqu’à plus de minuit pour rien ? Heureusement que Jumper, Christian Wome et leur bande ont réussi le « grimpa » technologique pour retransmettre la soirée en live sur la chaîne de télévision Boom Tv. Où est passé 2 Face Idibia ? La rumeur nous a dit qu’il est calé à Lomé au Togo. Est-ce vrai qu’il avait pris l’opep au lieu de faire comme ses collègues ? On a attendu jusqu’à 2h du matin à Bonanjo. Il n’est pas venu. On a attendu des explications de votre part, elles ne sont pas venues. Cessons aussi de prendre des artistes impopulaires chez eux pour en faire des stars ici. L’actualité des derniers mois en fait foi.
Vivement un autre I-Fest music show pour rectifier le tir. Et surtout, étancher une fois pour toute ma soif. En attendant, Joyeuse fête de fin d’année !!!

Frank William BATCHOU
Par blogfrankwilliam.com.over-blog.com

 

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