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mercredi, juin 7, 2023
On Djoss

SISSONGHO MC’S : «Le public se retrouve dans nos textes et dans nos vibes »

Faire de ses souffrances, de ses déceptions, de ses espoirs et de ses craintes,  des textes de rap forts et percutants. Comme pour donner raison à ce célèbre adage d’un rappeur noir américain de légende qui disait que « le hip hop est une façon de vivre, une philosophie de la vie, un art de vivre et non juste une façon de chanter ». Ce concept et ce message de cet artiste emblématique, MOUSTAPHA et O’ WILLER l’ont très vite compris. Rien pourtant, en dehors de leur amour pour le Hip Hop, ne prédisait leur rencontre il y a des années… Aujourd’hui, ces deux jeunes originaires du Sud-Cameroun forment un duo exceptionnel.  Nous sommes allés à la rencontre de ces artistes hors pairs.


Pouvez-vous présenter votre groupe à nos lecteurs ?


Nous c’est SISSONGHO MC’S, groupe de rap camerounais composé par 2 membres pleinement actifs : O. WILLER ET MOUSTAPHA.


Votre premier album intitulé « Mbolo » est sorti officiellement le 21 novembre 2011. de quoi parle-t-il ?


Cet Album est une présentation de qui nous sommes véritablement au quotidien. En effet « MBOLO » en dialecte bulu signifie « salut ou bonjour »,  donc c’est une façon pour nous de signaler notre présence dans l’univers du hip hop mondial.


On vous retrouve dans un somptueux et voluptueux mélange de hip hop et sonorités purement locales.  Qu’est-ce qui vous a motivé à opter pour cette direction artistique ?


C’est tout simplement un besoin d’affirmation de notre identité. Le rap est né aux Etats-Unis et même les français n’ont pas rappé en Anglais. Forts de ce constat nous avons décidé d’apporter une touche camerounaise au rap originel.


Vous êtes signés sous le label Redzone du « Général » Bobby Shamahn. Comment s’est faite la rencontre avec lui ?


Disons que la rencontre s’est faite naturellement. Bobby Shahmahn et willer se connaissent depuis très longtemps à Yaoundé. RED ZONE s’est créé sous  nos yeux, on a juste attendu le temps d’être véritablement prêts artistiquement.


Comment se porte les ventes de votre premier album ?


Pas mal. On est encore loin du million d’exemplaires (rires)  vendus mais on continue tout doucement  avec la promo


Sissongho Mc’s c’est un album mais aussi une participation à deux compilations. L’une nationale et une autre internationale. Pouvez-vous nous en dire plus ?


En effet avant la sortie officielle de notre premier album « MBOLO ». Le public nous a véritablement découvert en premier lieu sur la « RAID TAPE », compilation produite par le label RED ZONE, ensuite sur la compil BEMA (Bureau Export de la Musique Africaine), réunissant plusieurs autres artistes Africains tels Daara J Family (Sénégal), Maalesh (Comores)… Toutes ces expériences ont été d’un très grand apport pour la réalisation de notre album.


Le public vous découvre au quotidien sur de nombreuses scènes underground mais aussi sur  de grandes scènes comme celle du concert de Sexion d’Assaut à Douala en décembre 2011. Comment trouvez-vous le retour de ce public vis-à-vis de vos œuvres ?


Le public nous découvre encore petit à petit on peut le dire, mais à chaque fois qu’on a pris le micro, le public a bien réagi. Je crois surtout que cela est dû au fait qu’ils se retrouvent dans nos textes et dans nos vibes. S’ils s’habituent on aura des shows explosifs.


Travaillez-vous actuellement sur de nouveaux projets ? Si oui, lesquelles ?


Pour le moment nous sommes concentrés sur la promotion de notre album. Le travail est plus axé sur les vidéos clips aujourd’hui. Vous avez eu l’occasion de voir « JE BOCK » et le « VOYAGEUR ». Par contre SISSONGHO MC’S n’étant pas le seul groupe du label RED ZONE, nous bossons tous également sur les Albums à venir de SANGOA MBOA et de DIGITAL.


Quelques contacts utiles pour ceux qui voudraient rentrer en contact avec vous ?


Bah c’est pas très compliqué de nous avoir. Vous pouvez nous contacter sur notre page facebook, ou plus directement au 70 25 29 57 et 75 25 75 82


 

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