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samedi, décembre 3, 2022
On Djoss

Naah Joyce Njei : « les rappeurs gagneraient à jouer du live »

Directrice de Pidgin land, réalisateur de films, documentaires, ou encore de fictions à ses temps perdus, Joyce Naah Njei est aussi une habituée de télé (séries ou encore publicités). La férue de la culture répond à nos questions…


Joyce, Définies-nous un peu le concept de « Pidgin Land » ?
« Pidgin Land » est un espace que j’ai cru bien de créer en vue de promouvoir la culture que j’aime tant, la culture c’est ma passion je suis née dedans, j’ai grandit dedans. J’en suis complètement dingue.


Quelles activités y menez-vous exactement ton équipe et toi ?
Nous faisons dans la production cinématographique, dans l’évènementiel, et comme je l’ai dit plus haut dans la promotion culturelle.


Ça dure depuis combien de temps ?
On va dire trois ans, parce que Pidgin Land est né en 2009.


Qu’as-tu à nous dire à propos du Live N Vibe ? Quel est son but ?
Je dirais que le Live N Vibe et moi c’est une belle histoire d’amour ; j’ai flirté avec la musique urbaine, elle m’a accroché et j’ai décidé de lui apporter mes préférences à moi, c’est-à-dire le Jazz, le Patengué, le cinéma ou encore l’humour, bref j’en ai fait une sorte de fusion avec divers styles. Alors, Live N Vibe est créé dans un cadre assez spécial, en symbiose avec le groupe Mbalè Mbalè. Le double objectif du Live N Vibe était de promouvoir la musique urbaine et aussi de créer un pont entre cette musique urbaine et les autres formes d’art ou d’expression artistique. Cela découlait d’un constat que j’avais fait sur les rappeurs ; je me demandais pourquoi est-ce qu’on catégorisait le rap comme une musique à part entière, ou pourquoi est-ce que les rappeurs ne se considéraient pas eux-mêmes déjà comme étant des artistes ? Pourquoi ne font-ils pas du live ? C’est un peu ces interrogations qui ont été à l’origine de ce projet porté par Mbalè Mbalè et moi-même. Comme vous l’avez constatez, ici on ne joue que du live, pas de playback. Il faut que les jeunes comprennent que jouer en live c’est professionnel, c’est génial.


Le Live N Vibe se déroule dans la Case des Arts, pourquoi avoir porté le choix sur ce cadre ?
On a choisit cet espace tout d’abord parce que  monsieur Touré je le considère comme mon pater (rire) ; on l’appelle tous le « Pater », c’est aussi le pater de Kareyce Fotso, c’est lui qui nous a appris à tous, les notes de musique. Il nous a inculqué le goût de la discipline. Si aujourd’hui nous parvenons à nous en sortir chacun dans ce qu’il fait que ce soit Kareyce, moi ou les autres, c’est en partie grâce à Touré.


Organisé toutes les deux semaines, Live n Vibe est rendu à sa 4ème édition ce Samedi 25 Août 2012…, quel est le premier bilan que tu peux en faire ?
Je suis déjà très contente parce que je me rends compte que les jeunes apprécient vraiment le live ; autre fait positif, on a remarqué après la première édition que les aînés répondaient de plus en plus présents aux rendez-vous. Ça fait vraiment plaisir dans la mesure où les jeunes avaient l’impression que les aînés taxaient le rap de musique de voyous, or c’est une musique comme les autres qui ne demandait qu’à être bien orientée. Voyez comme c’est beau, parce que c’est joué en live, avec de vrais instruments de musique, et les parents assis (en veste) apprécient.


Comment se fait le choix des artistes qui prestent au live N Vibe ?
On est ouvert à tout le monde ; une équipe est chargée de collecter et d’écouter les supports (albums ou maquettes) qui nous parviennent. Seulement, il faudrait être disposé à faire du live. Le reste est géré par le grand-frère Funkis, pour ce qui est de l’encadrement, puis il y a aussi Energie et Mignon du Mbalè Mbalè qui coachent les plus jeunes.


Où joindre le comité d’organisation des scènes Live N Vibe ?
Le contact est le 95 77 52 01 ou le 77 66 76 73.



 

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