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vendredi, décembre 9, 2022
On Djoss

Prosby : « Il y’a un projet de single qui arrive d’ici Août à Septembre »

Prosper ESSOLA est un chanteur R&B qui fait l’honneur et le bonheur des ondes de l’Afrique en miniature grâce à sa voix fine et percutante. Comme un appel aux louanges de la musique urbaine, il adopte Prosby comme nom d’artiste. L’expression facile et les textes édifiant, Prosby cherche à donner le meilleur de lui à chacune de ses apparitions pour une satisfaction tout azimut. Le tube « Mboa Girl » est l’une de ses merveilleuses créations, qui le  propulse davantage aux devants de la scène. Il prend des galons au fil des ans, dans un milieu R&B au ciel de plus en plus éclaircit car la relève bombe encore plus le torse. Prosby avance ainsi, en avant-gardiste dans un mouvement dont il porte haut les couleurs au Cameroun et déjà en dehors. L’entretien avec un des ténors du R&B pour le plaisir de nos internautes ici.


Salut Prosby ça va ?
Salut, je pète la forme… Tranquille !


Depuis « Mboa Girl », tu nous as laissé sur notre faim, on attend toujours quelque chose d’alléchant de ta part ! !


Justement, après « Mboa Girl », il y’a de la pression, une pression positive, on va dire tu vois. Parce que voilà, les gens se disent voilà qu’est-ce qu’il nous prépare et tout… c’est un défi de plus à surmonter, donc euh c’est tranquille et on est en perpétuel travail quoi !


Qu’est-ce qu’il y’a dans les marmites, est-ce qu’on peut avoir un avant goût de cela, Prosby?
Bâh, tout ce que je peux vous dire c’est que je vais frapper ou on ne m’attend pas du tout ! La plupart des personnes ont vu « Mboa girl » et se disent lover et tout, on va un peu zouker. C’est vrai que je suis dans le registre R&B mais un peu plus épicé, un peu plus relevé, un peu plus ambiancé. Donc euh, ça va le faire quoi ! Je l’espère.


Le milieu du R&B au Cameroun est entrain de prendre une ampleur incroyable. Qu’est-ce que tu penses de cela ?
Déjà, ce sont des choses qui font chaud au cœur. On se rend compte qu’on n’a pas bossé pour rien. On n’a pas été des précurseurs pour rien. On a eu à tenir un mouvement ou on se disait la musique au Cameroun, ce n’est que le Bikutsi, le Makossa. Et, les musiques jeunes R&B ça ne le fait pas ! Bèh voilà, au Cameroun, on commence à lever la tête et on remercie Dieu pour ça. Ce sont des choses qui encouragent. Et, on continue à bosser fort pour donner la bonne humeur au public et ce qu’il faut quoi !


Ton maxi single est sorti l’an dernier, est-ce que tu prépares quelque chose de nouveau et quelle en est la quintessence ?
Un album, c’est avenir mais pas pour maintenant. Je vais peut-être le programmer en 2014. Mais pour l’instant au Cameroun, c’est mieux de fonctionner avec des singles parce qu’on n’a pas de marché de disque, on n’a pas vraiment l’industrie qu’il faut. Rien n’est encore véritablement établit.  C’est mieux de faire des chansons toute simples et les donner au public. On est plus repérer parce que voilà avec un album, on a plusieurs titres et tout ça. On n’a pas vraiment le temps et les moyens pour faire la promo de tous ces titres. On n’a pas vraiment le réseau placé pour faire la distribution et tout ce qui va avec. Et c’est mieux qu’on aille de single en single. En fait, ça c’est ma politique ! Pour l’album, c’est prévu en cours 2014.


Tu nous as dit que tu vas frapper ou on ne t’attend pas du tout mais quels sont des objectifs ou ton actualité pour l’année 2013 ?
Je suis quelqu’un de très lunatique donc euh j’essaie de prendre le courant. Nous sommes au Cameroun ! Il y’a la tendance actuelle qui est assez relevée, qui est assez  ambiancée,  voilà ! On fait du R&B, il faudrait le métissé à fond à ce courant là, question d’être accessible au public. Il y’a un projet de single qui arrive d’ici Août à Septembre, une nouvelle sauce comme ça à la disposition des fans.


Les featurings ça te va plutôt bien, on te voit avec plein d’artistes, prévois-tu un avec l’artiste Sat B pour lequel tu as été programmé à l’affiche du concert ce 28 Juin ?
Déjà, j’adore les featurings. La musique, c’est le partage. C’est la relation, le lien de ces univers de musique différents qui font qu’un featuring puisse avoir quelque chose de particulier. Si vous avez remarqué, je vais des feat avec des rappeurs, avec des chanteurs, avec des gars qui font de la musique World et tout ça. De toutes les façons, je touche tous les registres parce qu’à ce moment là, c’est un défi pour moi. Je fais R&B, il faudrait que j’aille me tester sur un autre terrain qui n’est pas le mien. Et, ça donne ce que ça donne ! Sat B, c’est un petit qui a beaucoup de talent et, un featuring avec lui comme ça, moi j’adhère.


Un conseil aux jeunes artistes comme toi ? Et à ceux qui font dans le même registre R&B comme toi ? Bref la musique urbaine puis que tu deviens peu à peu un aîné.
En fait je veux dire, les gars ne faisons pas les choses parce qu’on voit les autres les faire. Même si on voit les autres les faire, il faudrait qu’on puisse bien les faire. C’est très très très important ! Parce que lorsqu’on montre que l’on est sérieux dans ce que l’on fait, c’est aussi comme ça que le réseau se met en place et il y’a beaucoup de personnes qui croît en nous. Et, on devient plus crédible. On ne baisse pas espoir, on continue de bosser et, comme j’ai dit quand on fait quelque chose, il faut bien le faire.


En passant que signifie Prosby d’ailleurs ?


En fait mon prénom, c’est Prosper. Mon camarade de classe, l’artiste musicien Christian Ikoumou m’a dit on ne va quand même pas de donner Prosper comme nom d’artiste. Ça fait trop missionnaire ! On va t’appeler Prosby, tout simplement comme ça. Et, j’ai adopté. C’est vrai au début, ça m’énervais mais bon, des fois on ne s’appartient plus. Ils m’ont donné le nom de Prosby et, ça a continué quoi ! Et en plus, Prosby veut dire en Russe « Prière », ça tombe bien quoi !


 

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