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dimanche, février 5, 2023
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SAHVANE, elle est là notre Queen du reggae

Tous les regards étaient rivés sur cette sister rasta dont le simple pouvoir vocal provoquerait un orgasme…


Samedi 21 Septembre dernier, elle a eu le privilège d’ouvrir la première partie du baptême de l’album Toto Pii de l’artiste Dynastie Le Tigre ; au moment où le MC l’annonce, beaucoup se demandaient bien de qui il s’agissait, voire, boudaient un peu celle-là qui leurs était jusque-là une parfaite inconnue ! SAHVANE va très vite changer l’ambiance morose qui a précédé sa sulfureuse prestation…


Les premières notes de son titre Vérité nous ont infligé une sacrée claque ; mon cœur accéléra devant une telle vision. Il y a de quoi ; elles ne sont pas si nombreuses à émerveiller d’un tel talent. Prenez l’esprit de Bob Marley, la beauté et la sensualité vocale de Landis et Dillon (figures du reggae aux Etats-Unis), la diction parfaite de Nora Dean (avec son tube international Barbwire), avec des influences hiphop, et ça donne SAHVANE BILEY. Son contenu lyrique à lui seul est une école, et sa parfaite maitrise de la scène (qu’elle tient sans doute de Boudor) étourdirait même les anciens.
Essamesso BILE (de son vrai nom) est une fille du SUD (Cameroun),  SAHVANE lui vient de  Biley, son nom personnalisé… Son amour pour le reggae, elle le tient de sa maman, une vraie férue des rythmes jamaïcains. S’étant rendue compte du don de sa fille de la culture rasta ( à 13 ans seulement), cette inconditionnelle va la pousser à faire carrière. Mais cette incursion dans la musique de Clifton Bailey aka Capleton ne serait complète sans l’entrée en scène d’un certain Izmo le Rapologue ; En 2008, lors d’une séance dans un studio de Nkolndongo (banlieue de Yaoundé), elle laissera ce dernier sans voix. Il va de ce pas lui  présenter à son ami et frère Boudor  via son initiative Kubalanta (une scène libre pour la promotion des jeunes talents). Sans surprises, la belle séduit à l’unanimité.


Le label Boudorium Prod se lance illico dans l’enregistrement de son 1er album AFIRI (signifie Espoir) de 12 titres. Elle s’y fait accompagner par la chanteuse Béa dans le titre New Day, Sadrak (Négrissim), Boudor, Andy Jemea le papa de Maguy (qui a composé la plupart des chansons), Lino etc.


Cette « lionne » vient donc à point pour donner une place plus conséquente aux éventuelles Queens of Reggae made in Kamer. Honneur est fait à Dja, et Vérité y est recommandée à la jeunesse : « Je jure de dire la vérité, rien que la vérité (…) », dit-elle, avant d’ajouter un coup de gueule à l’endroit de « Babylone »…


Cette Hortense Ellis réincarnée, au poignant rythme rasta made in Kamerun fera un malheur ! Il faut une certaine force spirituelle pour tenir aux assauts de sa voix et à la dextérité de ses paroles. Un exemple à suivre pour ce qui est de son style qu’elle a su sortir intelligemment de son  roots (un peu trop carré) en y ajoutant un subtil composant des rythmes de chez elle (Ebolowa) et  un savant mélange hiphop. 9/10 est la note que nous lui donnons ; et vous ?

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