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samedi, novembre 26, 2022
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Sona The Voice : « Je suis le nouveau parrain du hip-hop Africain… »

Sona The Voice, un nom à retenir. Rappeur camerounais vivant aux Etats Unis, il vient de commettre son deuxième album et prépare une tournée nationale en deux phases. Lisez la suite pour vous faire une idée de l’artiste.


Kamerhiphop.com : Bonjour Sona, peux-tu te présenter à nos internautes ?
Bonjour. Je m’appelle Sona The Voice,  (Sona La Voix en français). On m’appelle la voix par ce que je suis la Voix des enfants opprimés, la voix des gens qui vivent dans la misère, La voix des pauvres. Je suis né à Kumba au Cameroun et j’ai vécu à Douala. Je suis un artiste hip hop. J’ai une double nationalité (Américaine et Camerounaise). Je suis basé à Milwaukee aux Etats Unis, mais ma musique est écoutée partout dans le monde. Je suis très cool. Si tu regardes le mot cool dans le dictionnaire tu verras  ma photo à coté (rire).  Je suis un révolutionnaire, je suis la voix d’une nouvelle génération. Je suis le nouveau parrain du hip-hop Africain.


Comment tu t’es retrouvé aux Etats Unis ?
Je me suis retrouvé aux states Par la loi Américaine, j’ai acquis cette nationalité par le lien du sang. En fait mon père est américain. Je suis américain dés ma naissance même quand je vivais au Kamer. Quand j’ai finis le lycée mon père voulait que mon frère ainé et moi puissions faire nos études universitaires,  et c’est comme ça que nous sommes venus le retrouver aux Etats-Unis.
Tu as commis ton second album le 25 juin 2009, jour de ton 23e anniversaire. Parle-moi un peu de cet opus.
D’abord le 25 juin 2009 est une date mémorable, car comme tu le sais c’est le jour du décès du King de la pop Michael Jackson, c’est également le jour de mon anniversaire. Il est mort le jour de mon 23e anniversaire. Revenant à la question,  mon second album a pris beaucoup de travail de ma part dans le studio et de la part des gens  du label Intercession. J’avais la pression de mes fans et de ma team. Une partie de l’album a été enregistré à Milwaukee, et une autre à Chicago, donc je travaille entre ses deux villes là. Certains titres tels Hidi yea,hidi yoh, et the Voice ont été composé par moi. J’ai aussi travaillé avec des compositeurs de New York, Chicago et Milwaukee dans d’autres sons. Toutes Les paroles sont de moi. J’ai mis mon Cœur sur toutes ses paroles. Elles parlent des choses qui se passent dans notre société aujourd’hui.


Pour quoi l’avoir intitulé« African Juju » ?
Je l’ai intitulé « African Juju » parce que je voulais montrer au monde que je suis Africain. Tu sais lorsque  mes compatriotes Camerounais écoutent  mes chansons  ils disent  que ça ce n’est pas un Camerounais qui les a chanté.   Pour cela  que je suis fier de représenter  L’Afrique, le Cameroun. Juju c’est un mot qu’on utilisait dans les rues camerounaises. Juju Signifie quelqu’un qui connait bien. African Juju donc veut dit un Africain qui connaît très bien La musique.
Selon certains medias américains tu serais la 3e grosse star africaine après la Méga star Sénégalaise Akon et le rappeur K’naan de Mogadiscio. N’est pas de la reconnaissance pour toi qui vient de Buea ?
Les hommes des medias Américains  viennent aux spectacles  ils assistent aux concerts de Sona La Voix. Buea c’est une petite cité en Afrique, qui ne peut pas te faire reconnaitre aux Etats Unis. Cette reconnaissance, je l’ai eu grâce à mon travail.


Parle-moi de tes débuts, comment es tu arrivé dans la musique ?
J’ai commencé  la musique à l’âge de 12ans, mais je crois que le destin l’a voulu ainsi. J’ai commencé par écouter le rap français. Je me rappelle à 8ans j’interprétais  les hits  des artistes comme MC Solaar et Menelik.  Puis après le virus du rap ricain est pénétré en moi. J’ai decouvert que je pouvais rapper par accident. Je  dirais que ça s’est  passé comme ça. J’étais entrain de jouer à un jeu  vidéo (Street of rage) à la maison avec mon frère,  Quand on est arrivé à la fin du jeu, un beat fort a commencé à s’enchainer. Le beat était fort que mon frère et moi avions posé en freestyle. C’est Depuis ce jour là que j’ai commencé à écrire mes textes. C’est comme ça  que je suis arrivé dans la musique.


Tu arrives dans le rap à l’âge de 12 ans en écoutant entre autre 2pac, Biggie… à cette époque là tu pouvais imaginer que 10 ans plus tard devenir un artiste confirmé ?
Tu sais à cette époque là je ne pouvais jamais imaginer que j’allais faire de la musique mon boulot.  Je me rappelle que  je rappais juste pour rigoler. Ce n’est qu’après mon voyage aux states que j’ai commencé à prendre ma musique au sérieux. Ça a commencé comme un rêve… Je voulais crée un impact dans la societe, je voulais faire passer mon message et la musique est un moyen pour me permettre de m’exprimer.


Ton premier album intitulé Man in the Mirror «Dreams» sort en 2006 sous le label Imperial Records et le second « African Juju » sort sous le label Intercession Records. Pourquoi ce choix ?
Tu sais ce changement de nom est du à un problème d’infraction sur le nom Imperial. Il y’avait un label crée en 2007 qui utilisait le même nom,  J’ai changé de nom pour éviter la confusion avec ce label qui était basé à New York. C’est lors de mon voyage En Février 2008 au Mexique que j’ai adopté ce nom Intercession, c’était dans  ma chambre d’hôtel.  Intercession qui veut dire le lien. Intercession symbolise le lien entre les bonnes musiques et les fans. Notre slogan : So far we’re doing a fine job…


Ou peux t on trouver cet album ? 
On peut trouver l’album en ligne sur amazon et  itunes. Au Kamer on est entrain de travailler pour que la distribution de l’album soit effective.  Nous voulons que toute la  Jeunesse Camerounaise puisse l’écouter. Il tourne bien ici aux states.


Il parait qu’Intercession ton label produit pas mal d’artistes au bled, en quelques mots présente moi ce label et quels sont Ses objectifs à court et à long terme ?
On a beaucoup d’objectifs à long terme  en Amérique, en Afrique et en Europe.  En Afrique et plus particulièrement au Cameroun, nous avons envie de prendre cette musique et de l’amener au sommet. Tu sais le Cameroun est bien connu pour son football mais pas assez  pour sa musique comme le Nigeria. On a beaucoup de talents chez nous. Je veux commencer à travailler avec eux,  c’est mon objectif.


Parle-moi de ta journée, comment tu la passe ?
Ma journée ? Ça dépend. Si je ne suis pas dans mon bureau entrain de négocier  un deal, ce que  je suis dans une réunion ou en studio pour travailler. J’essaye de passer du temps avec mon fils et ma famille. Mais je travaille beaucoup. Je viens de finir une tournée ici aux Etats Unis.


Comment trouves tu le niveau du hip hop kamer ?
Le niveau du hip hop Camerounais est à l’étape embryonnaire mais ça avance très vite. Mais le Hip Hop Kamer a besoin des compatriotes de la diaspora comme moi. Je veux travailler avec les artistes Camerounais. Je serai au Cameroun en novembre pour une petite tournée et quand je serai là je voudrai bien rencontrer les rappeurs camerounais, faire quelques sons avec eux.  Voici le numéro de mon représentant au Cameroun, vous pouvez  m’avoir en passant par lui 75 81 74 79, il se prénomme Céleste.


Peux-tu me dévoiler le programme détaillé de cette Tournée ?
Oui on est entrain de travailler sur une Tournée au Cameroun. Ça sera en deux phases. La première commence en Novembre au sud-ouest, je  rentre aux Etat Unis après pour aller au tribunal. Apres mon tribunal je reviens en février 2010. J’ai une très grande surprise pour le Cameroun à mon retour. Une très grande surprise.  Je reviendrai avec un grand artiste Américain pour la suite de ma tournée. C’est un bon ami.


Quelques contacts utiles ?
Si tu es au Cameroun et veut me contactez envoie un mail à mon manager au camer, il s’appel Tabe 75817479, email-
tabeborn@yahoo.com. Voici mes sites : www.intercessionsrecords.com, www.myspace.com/sonathevoice, www.twitter.com/sonathevoice, www.facebook.com/sonathevoice.


Ton dernier mot ?
Je suis Sona La Voix et je veux que les Camerounais sachent que  le nouveau parrain du hip hop Camerounais arrive. Ce que je représente c’est une révolution de la musique Camerounais et je travaille avec cette mentalité. « Si tu n’es pas avec moi dans cette révolution ça veut dire que tu es contre moi » et crois moi tu ne veux pas être contre Sona La Voix parce que je vais mourir pour mes convictions. Donc j’invite tous mes frères et sœurs Camerounais, tous les fans du hip hop sans distinction  de couleur, de tradition, de langue à me rejoindre sur ce mouvement, comme ça nous réussirons ensemble.  Peace

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