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samedi, novembre 26, 2022
On Djoss

Sultan Oshimhin : « C’est en grand artificier du mouvement que je me prépare à aller y mettre du feu. »

Il est l’un des prestigieux invité de la 8ème édition des kamerhiphop show – spécial old school le 26 février 2011 à 19 heures au CCF de Yaoundé; king des rythmes ragga / raggae / dancehall, notre équipe de rédaction est allée à la rencontre de Sultan Oshimhin.
 
Vous avez commis sur le marché discographique camerounais, le 4 décembre 2010, votre deuxième album intitulé « Black Queen ». Comment se porte les ventes de ce produit ?
Les résultats des ventes actuelles sont à la hauteur de nos attentes car j’ai une équipe dynamique qui s’occupe de ce volet là. Avec les efforts conjugués de Kamerattitude, Gabin (NDLR : Son manager) et Tony Mefe, entre autres, j’ai le sentiment que tout ira encore mieux. Notre cible principale c’est l’underground, pour nous c’est cette base constituée par la majorité de la population qui doit être touchée.
 
Qu’est ce qui t’aura véritablement marqué durant la période dite « Old School » et quel rapport entretien tu avec les jeunes artistes ?
A l’époque, les gars ‘rappaient’ vraiment, parce qu’ils étaient passionnés ! On prenait du temps pour faire des titres et par notre manière d’être, par notre caractère, on assumait à fond notre appartenance au mouvement hip hop.  Aujourd’hui, beaucoup font du hip hop juste parce qu’ils veulent se faire voir, passer à la télé. Mais cela n’empêche pas que de nombreux jeunes, très talentueux comme Lauren By, Palesto, Tall X Man (NDLR : Artistes Ragga / Raggae / Dancehall), pour ne citer que ceux là, nous font prendre conscience qu’il existe une jeunesse qui promet et qui est animée par la même passion vive et pure qui vit au fond de nos cœurs. A ceux là, nous serons toujours à leurs côtés pour les soutenir.
 
Votre passage au Comice Agropastoral d’Ebolowa a soulevé beaucoup de rumeurs… Pouvez-vous  lever un pan de voile sur cette histoire en nous relatant ce qui s’est réellement passé ?
Il y’a eu une énorme incompréhension. Beaucoup, malgré leurs niveaux d’études, ne comprennent pas les figures de style. « Le Président de la République travaille pour moi. Je suis un Roi et sur ma tête brille ma couronne. Je l’ai reprise à l’Elysée. Ils l’avaient volé à mes ancêtres » ; ce qui montre mon refus du néocolonialisme par l’affirmation de sa dignité et le désir d’avancer fièrement. Cette affirmation que je déclare en général sur scène a entrainé l’interruption de mon spectacle ordonnée par la plus haute autorité de la culture au Cameroun, présente sur le site de l’évènement.  Pourtant j’étais sur scène depuis environ dix minutes  pour un show sensé faire quarante minutes. Des jeunes m’ont approché par la suite, tout en étant surpris. Ils ne comprenaient pas pourquoi l’on m’avait coupé sur scène pourtant j’estime que je n’ai rien dit de mal. Cela m’a également fait comprendre qu’il y’a trop de pseudo leaders d’opinions et trop de griots autours du Chef de l’Etat qui étouffent et dupent les populations dans leurs guerres de positionnement autour de ce dernier.
 
Vous avez été ambassadeur d’une édition du Kamerhiphop Show ; le 26 février 2011 à 19 heures au CCF de Yaoundé, on vous retrouvera sur scène pour célébrer la « Old School ». Les Kamerhiphop Show, Quels sont vos impressions à propos de ce concept ?
Le concept est très BON.  On a en a tous besoin et les gens doivent se greffer autour de cet évènement pour le rendre plus fort. Je regrette néanmoins que malgré cette popularité grandissante et tout l’intérêt que le kamerhiphop show suscite auprès des jeunes, qu’il n’y a pas assez de sponsors. Je suis fier que kamerhiphop d’avoir été invité à ce spectacle et c’est en grand artificier du mouvement que je me prépare à aller y mettre du feu.

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