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vendredi, décembre 9, 2022
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KILLA MEL : « J’ai déjà deux albums certifiés Classiques et cultes par le public »

Killashnikov, Kova, K.O.V ou encore DON KILLEONE aka SOPPO PRISO, les noms (toujours aussi détonnant) ne manquent pas pour désigner NDOUMBE Armel, ce loup (nouvelle génération) du Hip hop camerounais. Killa Mel prépare son grand retour dopé d’inédits dont les préludes se feront sentir dès cette fin d’année avant bien sûr, l’ouverture du bal hiphop de l’année 2014 par des clips inclassables…


Peut-être un mot à l’endroit de nos internautes avant de nous lancer ?
Si si, Killa Mel c’est Vert-Rouge-Jaune Dans le noir en Novembre 2008),  KOVA NOVA en Mai 2012), c’est des concerts pleins à chaque fois qu’on est programmé Douala-Yaoundé, enfin c’est des projets très imminents dont on aura certainement le temps d’en parler ; il s’agit d’une séries d’inédits, prévue pour cette fin Novembre 2013.


Aujourd’hui le nom Killa Mel est connu dans les artères, mêmes les plus reculées, et on est à même de se demander ce qu’il devient depuis KOVA NOVA ?
Bah, KILLA MEL est là, il est présent ; avec mes gars on essaye d’agrandir notre Label KOVREKORDZ. Tout récemment on a eu de nouveaux membres, je pense notamment à DIAN O MIC, je pense à CALVO qui est du côté de la France, il y a ANGELO (A.N.G) aussi, qui se trouve du côté de l’Angleterre où il abat un travail de malade. Outre ses fabuleux mixages il essaye également de rallier d’autres gars à notre cause. Donc, le label s’agrandit et de mon côté je fais de mon mieux, de me comporter non pas comme un patron mais comme un manager d’équipe ; vous savez, il faut parfois apprendre à se mettre en retrait pour permettre à d’autres de se développer, c’est comme ça qu’on créé un mouvement et une industrie forte.


En parlant de KOV RECORDZ et ses nouveaux arrivants, comment se porte toute la grande famille ?
Je dirais que la famille KOV REKORDZ se porte plutôt à merveille ; si on a pu sortir un deuxième album qui porte  notre estampille, c’est qu’au départ nous n’étions pas venus pour une simple balade. Il y a cette conviction qui nous anime, cette envie de bien faire les choses. Et le plus merveilleux dans tout ça c’est le public ; à chaque fois qu’on sort des disques, il achète, il adhère au projet, il vient remplir les salles quand on donne un concert, bref, tous ces aspects démontrent que les camerounais veulent bien mettre leur pays au même niveau que le Nigéria ou encore le Ghana pour ce qui est du style urbain. Pourtant nos talents ont plus de matières que d’autres, mais il faudrait juste savoir à quel niveau on pèche, où se trouve la faille… Il faut absolument qu’on se hisse à la hauteur de ce que nous avons potentiellement.


En parlant de potentiel, il y en a qui trouvent  que tu en débordes, se référant sans doute à la profondeur qui particularise tes titres ; avec ces nouveaux projets qui arrivent, seras-tu dans la même logique des précédents ?
Vous savez, au départ quand on commence, il y a toujours cette bonne dose de désinvolture, on ne calcul rien etc. On se lâche, comme on dit… C’est dans cet état esprit que je me trouvais quand j’ai fait « Dernier Banc ». Vous savez, le rap est un univers complexe, alors je voulais venir avec toute une autre façon de faire du rap, les phases et les phrases que personne n’avait, les délires qui sortent de l’ordinaire, des instrus compliqués etc. C’était mes années de folie on peut dire. Là c’était la nostalgie de me années de lycée, mais pour être franc, je pense que je suis fidèle à ma manière d’appréhender la musique, parce qu’un artiste ne se soucie pas de faire ce qui va plaire mais se contente de donner ce qu’il est. Donc je pense que ma musique et moi c’est une synergie parfaite, il n’y a pas de superflu, c’est-à-dire, écouter ma musique c’est me connaitre en fait. Là c’est des inédits que je m’apprête à pondre ; il y a un son enregistré chez Bill Nyamè (Believe Records)  que je salue et déjà mixé et masterisé par Stéphane Akam  à qui je passe un big up, l’instru a été composé par mon homeboy ANGELO que tout le monde connait. J’ai déjà deux albums certifiés Classiques et cultes par le public avec des tubes comme Dernier banc, Adolescent,Sawanité, Ma sireine, Andrea etc.


Quel est ton approche aujourd’hui ?
Parlant d’approche je dirais que c’est vrai, aujourd’hui on pense à élargir le public. Aujourd’hui dans le hip hop, je peux le dire avec certitude, le public est déjà conquis. La majorité connait mon Nom, mes œuvres, ma place dans cette nouvelle génération. Donc les enjeux sont hauts maintenant, il faut voir plus grand quoi.


Comment se concoctent ces projets et avec qui ?
Ecoutez, la musique est comme la mer, et la mer n’a pas de limite ; tu pars d’un petit marigot, qui va se verser sur un fleuve, qui lui va verser sur l’océan etc. Donc il n’y a pas de limite, et c’est comme ça que je perçois ma musique. Je n’y mets pas des frontières, je ne dirai jamais que je ne pourrai pas travailler avec un tel ou un tel. C’est comme il peut arriver que mon son accroche un artiste et on se retrouve à New York dans un studio pour un feat, bref je ne me claquemure pas dans des conceptions. Tenez par exemple, quand je faisais « Bien ou Bien », j’ai pas eu de complexe du genre Krotal est trop un grand-frère qui se la joue et tout, j’ai juste pris mon téléphone et je l’ai appelé, et comme un vrai artiste il a tout simplement dit oui, parce qu’il a senti le coup. Donc c’est une histoire de feeling. Aujourd’hui ma musique reste du Killa Melfondamentalement ; on a beau raboter du bois d’ébène, il ne changera pas de couleur…


Donc, pas d’influences nigérianes ou ghanéennes ?
Non, pourquoi ? Je suis camerounais, je ne suis pas nigérian ; c’est vrai nous sommes tous des enfants de l’Afrique, mais j’estime qu’il y a suffisamment de matières au Cameroun, peut-être qu’une fois qu’on aura fini de les exploiter on ira chercher ailleurs. Pour le moment le Cameroun c’est la première puissance culturelle au monde.


 

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